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Prélever

PRELEVER DES ABEILLES

Petit mode d’emploi qui vous détaillera deux façons de sortir des abeilles de la ruche toute l’année, y compris en hiver (lorsque la température n’en permet normalement pas l’ouverture).

Une qui oblige à l’ouvrir, et l’autre non.

Chacun pourra adapter comme bon lui semble.

Je voudrais bien faire comprendre à tout le monde que nous aimons ces petites mouches à miel.

Seulement, ce traitement ne peut pas s’arrêter à la mauvaise saison, sous prétexte qu’il ne fait plus bon ouvrir une ruche. Il y a donc nécessité de trouver des solutions viables pour poursuivre tout au long de l’année cette ponction d’abeille à la source.

 

Première solution : qui oblige d’ouvrir la ruche pour prélever un cadre d’abeilles (sans couvain de préférence) mais avec du miel dessus (leur casse croûte de survie, car sans miel, pas d’énergie, elles mourront de faim et de froid).

Ce cadre sera mis dans une boite en bois (photo 1) construite à cet effet, ainsi, vous pourrez emmener des abeilles à la maison et les entreposer dans un endroit tel qu’une buanderie ou un garage.

L’ouverture de la ruche se fera de préférence en fin de matinée, un jour ensoleillé, quelle que soit la température, ainsi, elles auront quelques heures devant elles pour se remettre en grappe pour affronter les heures les plus froides.

Cette opération devra se faire calmement et précisément en sortant l’un  des deux cadres au abords de la grappe d’abeilles. Ainsi, on ne dégroupera pas la plus grande masse d’abeilles. 

Les quelques petites minutes d’ouverture dans ces conditions auront un impact réduit sur la subsistance de la colonie.

Il faut néanmoins respecter quelques règles qui tombent sous le sens de la logique.

Effectuer l’opération calmement, et sans choc (mieux vaut mettre une minute de plus, que de choquer la ruche, ce qui aura pour effet de dégrapper encore plus d’abeilles… il faut partir du principe que les abeilles qui tombent par terre sont perdues, meurent, la encore tout dépend de la température extérieure).

Une astuce permet de limiter l’impact négatif de cette méthode, en faisant vivre la colonie non pas dans une ruche classique (corps de ruche, avec des cadres de corps), mais plutôt dans deux hausses superposées (en 9 cadres).

Les cadres d’une hausse étant deux fois plus petits, on comprend aisément  qu’enlever un, puis deux….cadres …de cette dimension réduite, a un impact moins négatif que d’enlever un cadre de corps de ruche (deux fois plus grand). On refroidit ainsi moins vite leur maison, en enlever à chaque fois qu’un petit potentiel de vie et de chauffe à l’intérieur.

Avec ce procédé, on arrive à avoir assez d’abeilles pour se piquer un mois durant à la maison.

Avec l’expérience, vous pourrez même vous permettre (a condition que la température vous le permette le jour où vous prélevez le cadre dans la ruche, de le secouer légèrement pour diminuer la quantité d’abeilles que vous emmenez, ainsi vous ne privez que plus modérément la colonie encore, de ces abeilles).

Ensuite, à la fin du mois, ou lorsqu’il n’y a plus d’abeilles vivantes dans la boite, il faut la vider des abeilles mortes et la laver (une goutte d’eau de Javel dans l’eau de lavage).

Une fois sèche, on procède à un nouveau remplissage, en remettant le cadre vide dans la ruche et en en reprenant un nouveau dans la ruche.

Il faut en tout temps, éviter d’avoir des espaces vides dans la ruche (manque de cadres).

Ce qui signifie que vous remplacerez les cadres que vous prendrez dans la ruche, par d’autres.

Au besoin, cloisonner le reste de la colonie avec un cadre cloison (ça peut être une planche avec 2 clous pour les têtes ou épaulements, ou tout simplement une feuille de journal avec laquelle on enveloppe le cadre que l’on met au bord du nid à couvain, de la grappe) pour leur permettre d’arriver à mieux et plus se réchauffer en diminuant l’espace à chauffer.

En y réfléchissant, tout ceci est logique, donc pas insurmontable pour chacun de vous, et je crois, à plus forte raison pour un apiculteur, n’est-ce pas ?

Dans le courant de l’hiver, lorsque les ponctions ont vraiment diminué la colonie, il peut devenir souhaitable de regrouper les abeilles dans une seule hausse...

La boite avec son cadre d’abeilles, sera quand même pourvue d’un trou comme une ruche normale, mais provisoirement fermée pour éviter aux abeilles de sortir.

Une porte grillagée permettra aux abeilles d’avoir de l’air, elles ont besoin de respirer.

Une ou deux ouvertures de dimension différente devront être aménagées pour permettre la ponction d’abeilles dans la boite.

Mais si la possibilité vous est donnée de mettre la boite dehors et de l’ouvrir lors d’un redoux passager, faites le, ainsi les abeilles qui se retiennent lorsqu’elles sont enfermées, pourront faire leur vol de propreté et assouvir leur besoin naturel. Vous rentrerez votre boite la nuit tombée seulement, sinon, vous perdrez des abeilles.

Faut-il encore que ce ne soit pas un problème pour le voisinage proche, …etc.….que d’avoir des abeilles qui vont tourner en rond durant un moment avant d’aller faire un tour ! !

Avant de vous présenter la deuxième méthode, vous devrez aussi vous munir d’une toute petite boite (photo 2), style boite d’allumette, ou de coton tiges transformée, un bocal…. pour pouvoir transvaser quelques abeilles de votre réserve dans la petite boite qui vous servira à vous piquer.

En faisant glisser cette petite boite sur une ouverture de votre réserve d’abeilles, vous transvaserez les abeilles qu’il vous faut pour votre séance ; l’intérieur de la petite boite sera par exemple badigeonnée au pinceau avec du miel cristallisé, ainsi, une fois les abeilles dedans, vous secouez, et les petites mouches s’englueront légèrement.

Ainsi privées d’envol, vous procédez à leur capture une par une avec une pince et procéderez à vos piqûres.

Cool non ?

Lorsque vous serez un peu plus expérimenté encore, vous pourrez même vous priver de la petite boite finale et les prendre direct au sortir de votre grande boite avec la pince pour les appliquer !!

 

Deuxième solution : consiste à prélever les abeilles avec une petite boite, style boite d’allumette, bocal..., directement au trou du couvre cadres de la ruche.

Pour cela, approcher la ruche par l’arrière et enlever le toit délicatement sans choc aucun.

Devient du coup accessible le couvre cadres (partie qui couvre les cadres et ferme la ruche).

L’idéal, est d’avoir un couvre cadres transparent (photo 3), (Plexiglas par exemple), ainsi vous voyez du premier coup d’œil ou se situe la grappe d’abeilles.

Ce couvre cadres devra être muni de plusieurs trous répartis équitablement sur la totalité de sa surface, ce qui va permettre de libérer l’ouverture de n’importe lequel des trous en fonction de la où va se situer la grappe d’abeilles (car si vous avez un seul trou sur la couvre cadres et que la colonie est grappée à l’opposé, je vous souhaite bien du courage pour la ponction d’abeilles).

Donc, chaque trou sera recouvert par exemple d’un morceau de carreau (carrelage) ou autre….

Il faut que se soit assez lourd pour ne pas bouger lorsque vous enlevez le toit, mais dans la pratique, ayant installé tout ceci avant l’arrivée du froid, les abeilles auront légèrement propolisé la jointure entre le carreau et le bord du plexi, je dis bien légèrement…..

Entre ce dispositif et le toit, vous pourrez même rajouter un morceau de tapis ou un isolant pour lutter contre la déperdition de chaleur…

Grâce à ce système, vous pourrez prélever des abeilles toute l’année en toute tranquillité…..

 

Le must, c’est d’entreposer sa ruche à l’abri des intempéries sous un appentis ou mieux encore à l’abri du froid, dans un local (je pense la aux conditions extrême par exemple au Québec (- 40° Celsius) dont je salue nos ami(e)s bvtistes au passage ! ! !). Cette mise en œuvre nécessite bien sûr une ouverture sur l’extérieure pour permettre aux abeilles de sortir dès que la température le leur autorise.

 

En espèrant que grâce à ces explications, vous saurez trouver la méthode la plus appropriée pour vous.


En ce qui concerne les quantités d’abeilles prélevées, ce sera fonction des besoins de chacun, sachant qu’un malade se pique généralement deux ou trois fois par semaine, à raison d’une vingtaine de piqûres à chaque fois.

L’idéal est de prélever les abeilles juste avant la séance de piqûres, mais cela n’étant pas toujours possible, le prélèvement peut tout à fait s’effectuer des heures avant ou même la veille.

La proximité de la ruche avec le lieu d’habitation du malade est souhaitable...


Tous les apiculteurs qui souhaitent participer à grande cette aventure en fournissant des abeilles aux malades sont les bienvenus.

Pour cela contactez moi

abeillealternative@free.fr  

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